Tuesday, February 22, 2011

La ville de New York considère ses déchets comme une source d’énergie

La ville de New York considère ses déchets comme une source d’énergie
La ville de New York porte un regard nouveau sur ses déchets, et les considère désormais comme une source potentielle d’énergie. Plusieurs projets visent à faire des usines de traitement de véritables centrales électriques.

Les déchets de la ville de New York représentent un défi coûteux et difficile : ils créent des odeurs nauséabondes et contaminent bien souvent les voies d’eau. Cependant, la ville considère désormais ses usines de traitement de déchets -ainsi que les grandes quantités de méthane, de boue et d’autres produits dérivés des eaux usées générées par les New Yorkais- comme un atout, particulièrement en matière de sources potentielles d’énergies renouvelables.



Pour le Département de la Protection Environnementale de New York, qui a publié sa stratégie de développement mercredi, c’est un réel changement. Jusqu’à présent, l’agence avait principalement joué un rôle de traitement des eaux et d’agent environnemental plutôt que de producteur d’énergie.







Mais comme d’autres villes des Etats-Unis qui cherchent à réduire à la fois le coût du traitement des déchets et les gaz à effet de serre émis pendant le processus, New York commence à considérer ses déchets comme une ressource inexploitée.



Près de la moitié du méthane produit par les usines de la ville est déjà utilisé pour satisfaire 20% de la demande en énergie des 14 centrales de traitement de la ville



Du carburant de chauffage (fuel) peut être extrait de la boue et du butanol, un carburant alternatif de l’essence, à partir d’une algue générée par les eaux usées. Les usines de traitement des déchets pourraient vendre le méthane pour fournir de l’électricité aux foyers.

De tels projets représentent une approche plus durable sur le long terme pour la gestion d’un processus de traitement des eaux usées qui coûte à la ville près de 400 millions de dollars chaque année.



Les New Yorkais produisent actuellement près de 5 milliards de litres d’eaux usées chaque jour. L’agence cherche des vendeurs pour trouver des utilisations de cette récolte journalière de 1200 tonnes de boue, un résidu qui est actuellement envoyé dans les décharges du Comté de Suffolk et en Virginie.



Les responsables de la ville, qui espèrent avoir un contrat d’ici 2013, a déclaré que ce résidu pourrait être « récolté » pour les gaz qui produisent de l’énergie propre et pourrait être utilisé de manière plus traditionnelle comme un fertilisant ou pour faire des matériaux de construction.



La source d’énergie la plus importante, d’après les responsables, est le méthane qui est produit par les machines des usines de traitement des déchets. Près de la moitié du méthane produit par les usines de la ville est déjà utilisé pour satisfaire 20% de la demande en énergie des 14 centrales de traitement de la ville, dont les factures d’électricité représentent un total de 50 millions de dollars par an.



Désormais, la ville veut aussi utiliser l’autre moitié, qui est aujourd’hui brûlée et gaspillée.

Grâce à un partenariat avec le Réseau National, qui fonctionne déjà, d’après ce qu’ont déclaré les responsables, l’Usine de Traitement des Eaux Usées de Newtown Creek à Brooklyn devrait ajouter assez de méthane au réseau de gaz naturel de la ville l’an prochain pour chauffer 2500 foyers.



Les responsables environnementaux de la ville ont déclaré qu’ils cherchaient également des partenaires privés pour développer une centrale qui produirait à la fois de l’électricité et de la chaleur ou de la vapeur près de l’Usine de Traitement des Eaux Usées de Wards Island. L’électricité pourrait servir à chauffer l’usine et pourrait être vendue sur le marché.



L’agence étudie également des propositions pour des projets solaires et éoliens sur Staten Island, dont un consistant à placer des panneaux solaires sur près 18000 mètres carrés de toits de l’Usine de Traitement des Eaux Usées de Port Richmond.

Engagement des filières agricoles pour la collecte d’emballages professionnels

Engagement des filières agricoles pour la collecte d’emballages professionnels
ADIVALOR a fait un travail remarquable pour le recyclage et la valorisation des déchets d’emballage issus de l'agrofourniture, sur une base volontaire

La Ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, a signé un nouvel accord-cadre avec les représentants de la société ADIVALOR, et ses partenaires, afin d’accompagner, sur le principe de la responsabilité élargie du producteur, le développement des filières de collecte séparée des déchets d’emballage professionnels issus de l’agrofourniture.

« ADIVALOR a fait un travail remarquable pour le recyclage et la valorisation des déchets d’emballage issus de l'agrofourniture, sur une base volontaire. Ce nouvel accord-cadre montre la volonté de l’ensemble des acteurs professionnels d’aller encore plus loin, preuve que la responsabilité environnementale est aujourd’hui inscrite au cœur des préoccupations du monde agricole », a déclaré Kosciusko-Morizet, dans un communiqué de presse.



Pour rappel, un premier accord-cadre a été signé en 2003 et à permis d'atteindre un taux de collecte de 66% des déchets d’emballages de produits phytopharmaceutiques (EVPP) ; de contribuer à la résorption de 80 % des stocks historiques de produits phytopharmaceutiques non utilisables (PPNU) ; et enfin, d'élargir le champ des actions d'ADIVALOR à la collecte et au recyclage des emballages de produits fertilisants (EVPF), des emballages vides de semences et plants (EVSP), des films agricoles usagés (FAU) et des emballages vides de produits hygiéniques utilisés en élevage laitier (EVPHEL), pour lesquels les premiers résultats sont prometteurs.

ADIVALOR a fait un travail remarquable pour le recyclage et la valorisation des déchets d’emballage issus de l'agrofourniture, sur une base volontaire

De son côté, le nouvel accord-cadre prévoit notamment de renforcer les objectifs de collecte et de recyclage pour l’année 2015.

Ainsi, les nombreuses avancées prévues par ce nouvel accord sont notamment :

* la promotion de l’éco-conception des produits de l’agrofourniture auprès des producteurs en vue de la réduction de la quantité et de la toxicité des déchets, de l’augmentation de leur potentiel de recyclage et de l’intégration croissante de matériaux issus du recyclage dans leur composition
* l’augmentation des taux de collecte et de recyclage, pour chaque flux de déchets d’ici à 2015 ; sur l’ensemble des flux concernés, ADIVALOR et ses partenaires visent un taux de collecte moyen de 73 % (contre 46 % en 2009) avec un taux de recyclage moyen de 95 % (contre 79 % en 2009),
* l’extension progressive, dans une approche partenariale (utilisateurs professionnels, distributeurs, metteurs sur le marché), du dispositif de collecte actuel en vue de la valorisation d’autres flux de déchets issus de l’agrofourniture,
* la poursuite des efforts en matière de communication et de sensibilisation des utilisateurs professionnels, principalement les exploitants agricoles, à de meilleures pratiques environnementales en termes de prévention et de gestion de ces déchets,
* le développement d’indicateurs environnementaux relatifs à la prévention, à la collecte, au transport et au traitement de ces déchets, afin de suivre l’activité de la filière ADIVALOR,
* la transmission annuelle d’un bilan d’activité comprenant les résultats par flux de déchets, un tableau de suivi des différents engagements, un état d’avancement des projets visant à élargir le périmètre des déchets collectés, et un bilan financier consolidé détaillé.

Les partenaires de la société ADIVALOR sont : la Société de valorisation des emballages d'engrais et d'amendements (SOVEEA), le Comité des plastiques en agriculture (CPA), l'Association pour la récupération et le recyclage des emballages de semences (ARES), la société Solution pour les emballages de produits d'hygiène industrielle (SEPH).

SICTOM : Mise en place d’une redevance incitative pour la collecte des ordures ménagères

Une nouvelle redevance incitative pour la collecte des ordures ménagères en points d’apports volontaires, vient d’être mise en place par le SICTOM Sud Grésivaudan avec SITA Région Centre Est.

Une nouvelle redevance incitative pour la collecte des ordures ménagères en points d’apports volontaires, vient d’être mise en place par le SICTOM Sud Grésivaudan avec SITA Région Centre Est.

Ce système éco-citoyen impulsé par le SICTOM Sud Grésivaudan a été mis en place pour mieux trier et moins rejeter de gaz à effet de serre, peut on lire dans un communiqué de presse.



Les retours d’expérience permettent d’affirmer que la mise en place de la redevance incitative améliore les résultats du tri de 30%, un grand pas vers l’éco citoyenneté.



SICTOM : Mise en place d’une redevance incitative pour la collecte des ordures ménagères

Les premiers tests ont été réalisés en octobre 2009 sur les communes de l’Albenc, Chantesse et Vatilieu. Un an plus tard, c’est l’ensemble des communes de la Communauté de Communes de Vinay qui fonctionne ainsi et d’ici la fin de l’année ce sera l’ensemble du SICTOM soit 45 communes et 40 000 habitants Plus de camion qui passe devant chez soi pour vider les poubelles.

Pour les fondateurs, ceci constitue une traduction de la redevance incitative en France totalement novatrice.

Les collectivités facturent le service de collecte des déchets sur la base d’une redevance ou une taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Fondée sur la composition du foyer ou la superficie de l’habitation, cette facturation est peu liée à l’utilisation du service. La tarification incitative consiste à garder la facturation d’une partie fixe mais aussi à introduire une partie variable qui dépendra de l’utilisation du service de collecte, c’est-à-dire de la quantité de déchets non triés par les administrés.

Préconisée par le Grenelle de l’environnement la redevance incitative favorise le pourcentage de déchets triés et réduit le volume de déchets incinérés ou enfouis. Les habitants paient en fonction du poids de leurs déchets non valorisables ou du nombre de relevages de leurs conteneurs.

Le SYCTOM explique que durant l’année de tests, l’objectif était de mettre à l’épreuve le matériel de collecte et d’initier les usagers à ce nouveau dispositif de collecte et de facturation. Résultat, non seulement le volume de déchets triés augmente, mais l’émission de gaz à effet de serre baisse puisque les passages de camions sont réduits.

La facture est établie en fonction du volume de déchets déposés dans les conteneurs. Une solution adaptée est proposée aux personnes à mobilité réduite, qui peuvent difficilement utiliser le nouveau système de collecte, peut on lire dans un communiqué de presse.

La redevance incitative, l’application du principe pollueur-payeur Avec l’instauration d’un tel dispositif, dans lequel la facture dépend de la quantité de déchets produite par le foyer, l’aspect financier influence directement le niveau de production de déchets, note l’organisme.

L’usager est encouragé à modifier ses comportements vers :

· une augmentation du tri (pour le recyclage) : +10 à 100% en poids

· une diminution des quantités de déchets résiduels : -15 à 50% en poids.

SICTOM : Lancement d’une redevance incitative en points d’apports volontaires pour mieux trier

Un système éco-citoyen impulsé par le SICTOM Sud Grésivaudan : Mise en place de la redevance incitative en points d’apports volontaires pour mieux trier et moins rejeter de gaz à effet de serre

Un système éco-citoyen impulsé par le SICTOM Sud Grésivaudan : Mise en place de la redevance incitative en points d’apports volontaires pour mieux trier et moins rejeter de gaz à effet de serre

Une redevance incitative pour la collecte des ordures ménagères en points d’apports volontaires, vient d’être mise en place par le SICTOM Sud Grésivaudan (38) en collaboration avec SITA Région Centre Est.



Impulsé par le SICTOM Sud Grésivaudan, ce système éco-citoyen a été mis en place pour mieux trier et moins rejeter de gaz à effet de serre.



SICTOM : Lancement d’une redevance incitative en points d’apports volontaires pour mieux trier

Un premier test a eu lieu pendant un an (en 2009) sur 3 communes (l’Albenc, Chantesse et Vatilieu). Au vu du résultat, il a été décidé de l'étendre à toutes les communes de la Communauté de Vinay. L'objectif est de couvrir tout le Sictom début 2012 soit 45 communes et 40 000 habitants. Ceci constitue une traduction de la redevance incitative en France totalement novatrice.

Aussi, les retours d’expérience permettent d’affirmer que la mise en place de la redevance incitative améliore les résultats du tri de 30%, un grand pas vers l’éco citoyenneté, peut on lire dans un communiqué de presse.

Les collectivités facturent le service de collecte des déchets sur la base d’une redevance ou une taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Fondée sur la composition du foyer ou la superficie de l’habitation, cette facturation est peu liée à l’utilisation du service. La tarification incitative consiste à garder la facturation d’une partie fixe mais aussi à introduire une partie variable qui dépendra de l’utilisation du service de collecte, c’est-à-dire de la quantité de déchets non triés par les administrés.

Cette redevance incitative, préconisée par le Grenelle de l’environnement, favorise le pourcentage de déchets triés et réduit le volume de déchets incinérés ou enfouis. Les habitants paient en fonction du poids de leurs déchets non valorisables ou du nombre de relevages de leurs conteneurs.

Le SYCTOM explique que durant l’année de tests, l’objectif était de mettre à l’épreuve le matériel de collecte et d’initier les usagers à ce nouveau dispositif de collecte et de facturation. Résultat, non seulement le volume de déchets triés augmente, mais l’émission de gaz à effet de serre baisse puisque les passages de camions sont réduits.

La facture est établie en fonction du volume de déchets déposés dans les conteneurs. Une solution adaptée est proposée aux personnes à mobilité réduite, qui peuvent difficilement utiliser le nouveau système de collecte.

L’éco-contribution 2011, avec EcoFolio

L’éco-contribution 2011, avec EcoFolio
Les émetteurs de papiers doivent déclarer leurs tonnages émis en 2010, le 28 février au plus tard auprès d’EcoFolio

Depuis 2006, les émetteurs de papiers ont l’obligation de prendre en charge le recyclage de leurs produits, selon le principe de la responsabilité élargie du producteur.

Pour cette année 2011, les émetteurs de papiers doivent déclarer leurs tonnages émis en 2010, le 28 février au plus tard auprès d’EcoFolio, l’éco-organisme des papiers et s’acquitter d’une éco-contribution fixée à 38 euros HT par tonne avant le 30 avril.



Depuis janvier 2010, de nouvelles catégories de papiers sont concernés par le dispositif : il s’agit des papiers à copier, des enveloppes et des pochettes postales, de tous les envois de correspondance et tous les catalogues de vente.

Les émetteurs de papiers doivent déclarer leurs tonnages émis en 2010, le 28 février au plus tard auprès d’EcoFolio

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2011, de nouvelles catégories de papiers (papiers à copier et enveloppes) sont concernées par l’éco-contribution.

A cet effet, une notice explicative a été rédigée en partenariat avec les organisations professionnelles et les pouvoirs publics. Elle permet à chaque émetteur d’identifier les papiers concernés et son profil de déclarant.

Cette dernière est téléchargeable depuis ce site : http://www.ecofolio.fr/sites/default/files/pdf_files/notice_2011_0.pdf

Au sein d’EcoFolio, tous les acteurs de la filière papiers unissent leurs efforts pour développer le recyclage des papiers et préparer les enjeux de demain. En effet, EcoFolio, 66% des papiers contribuent à leur recyclage.

Selon l’éco-organisme, déclarer ses tonnages est simple et rapide : tout est réalisable en ligne. Un extranet dédié est mis à la disposition des adhérents d’EcoFolio. Ils peuvent réaliser l’ensemble des opérations : signature du contrat, déclaration des tonnages, réception de la facture électronique. Ce dispositif sécurisé simplifie les démarches, réduit les délais et offre à chaque adhérent un accès permanent à son compte personnel et à ses informations, peut on lire dans un communiqué de presse.

En 2011, la reprise du recyclage devrait se confirmer et EcoFolio intensifiera ses actions : analyse des opérations de la filière (collecte, tri et recyclage) et études d’optimisation, développement de partenariat avec les collectivités locales (analyses techniques et opérations de communication), campagne de sensibilisation au tri des papiers.

L’éco-organisme effectue le reversement du montant de l’éco-contribution aux collectivités locales engagées dans la collecte et le recyclage des papiers, selon un barème environnemental.

Le PNUE publie son Livre Vert 2011

es quantités considérables de phosphore et de plastiques rejetés dans les océans de la planète ont un impact direct sur l'environnement et mettent en lumière le problème mondial de la gestion de ces déchets

Le programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) met en garde contre les risques accrus de pollution des océans du fait des rejets de phosphores et des nombreux déchets plastiques, dans son rapport 2011 : le « Livre Vert 2011 », publié le jeudi 17 février.

Selon le PNUE : « les quantités considérables de phosphore et de plastiques rejetés dans les océans de la planète ont un impact direct sur l'environnement et mettent en lumière le problème mondial de la gestion de ces déchets ».



« Des quantités énormes de phosphore sont rejetées dans les océans à cause de pratiques agricoles inadéquates et de l'incapacité des Etats à recycler correctement les eaux usées », soulève le PNUE. L'agriculture, les eaux usées et l'industrie sont les principaux contributeurs de phosphore aujourd'hui. Avec pour conséquence, une eutrophisation des océans et une prolifération d'algues qui, à leur tour, dégradent la qualité de l'eau, peut on lire dans un communiqué de presse.

Le PNUE publie son Livre Vert 2011

Le phosphore est un élément toxique quand il est pur, mais indispensable aux organismes vivants sous forme de phosphate notamment, lequel tend à se répandre, sous l'action du lessivage, du haut du bassin versant vers la mer.

L'érosion éolienne peut transporter des quantités significatives de phosphore vers des zones très éloignées (dont du Sahara jusqu'en Amazonie, via des aérosols visibles de satellite). Mais autrefois, c'étaient surtout les migrations d'oiseaux marins ou piscivores (via leurs fientes enrichies en phosphore) et plus encore les migrations de saumons qui constituaient le mécanisme principal de retour à la terre du phosphore.

Après leur phase de croissance en mer et leur remontée, en mourant par dizaines de millions dans les rivières des hauts de bassin versant après y avoir pondu, les saumons remontaient et libéraient des quantités importantes de phosphore recyclées dans les écosystèmes situés en amont des bassins-versants, via leurs squelettes et cadavres particulièrement riches en phosphore, et via les urines et excréments des animaux qui chassaient ou pêchaient les saumons lors de leur remontées (ours en particulier). Aujourd'hui les saumons ont fortement régressé ou ont disparu sur une grande partie de leur ancienne aire de répartition, et l'agriculture intensive se fournit en phosphates de guano ou de synthèse, importés.

En France, depuis les années 70, l'amélioration des pratiques culturales a permis de réduire significativement les apports en engrais minéraux phosphatés par unité de surface. Malgré cela, les teneurs en phosphore des sols agricoles augmentent globalement, bien que de manière inégale selon les régions : augmentation en Bretagne, Pays de la Loire , Champagne-Ardenne et Aquitaine, et diminution au nord, au centre et à l'ouest. En Bretagne, par exemple, cette hausse est causée par l'emploi des effluents issus de l'élevage intensif pour la fertilisation des sols.

Un autre problème environnemental est que les terrils ou crassiers de phosphogypse découlant de la production industrielle d'engrais contiennent des éléments radioactifs, et que les engrais phosphatés sont aussi une source de cadmium toxique qui s'accumule dans les champs ou pollue l'environnement. Le phosphore est enfin, avec le nitrate un des grands responsables de l'eutrophisation.

Le phosphore, principalement utilisé comme engrais, est déversé dans les océans « en raison de l'inefficacité de l'agriculture et de l'incapacité à recycler les eaux usées », indique l'agence onusienne, qui souligne que de tels rejets, ainsi que ceux d'autres produits chimique comme l'azote ou le potassium, entrainent « une prolifération d'algues nocives pour la qualité des eaux, les stocks de poissons et le tourisme ».

Pour Achim Steiner, directeur exécutif de ce programme onusien, les déchets précités constituent une urgence qui devrait amener à un changement radical des comportements, en adoptant des pratiques plus écologistes ; ce qui permettrait aussi de s’attaquer avec plus de succès au problème de la pauvreté.

Selon le Livre Vert du PNUE, rien qu'aux États-Unis, le coût de cette pollution est estimé à plus de 2 milliards de dollars par an. Au niveau mondial, il se chiffre donc en dizaines de milliards de dollars.

La surveillance de ces phénomènes de pollution est donc une nécessité si l’on veut en sortir définitivement. En moyenne, un ressortissant d’Europe occidentale ou d’Amérique du Nord utilise environ 100 kg de matières plastiques par an et ce chiffre va passer à 140 kg à partir de 2015. Cette estimation est alarmante si on ajoute qu’ un asiatique en utilise entre 50 et 70 kg.

Principaux responsables, la croissance de la population mondiale et le développement de l'agriculture intensive qui ont entrainé une augmentation de 600% de l'utilisation mondiale d'engrais contenant du phosphore, de l'azote et de potassium entre 1950 et 2000. Selon le PNUE, le chiffre devrait encore augmenter compte tenu des besoins alimentaires croissants dans les pays en développement, peut on lire dans un communiqué de presse.

« La science est essentielle pour aider les gouvernements à établir des priorités d'action sur les défis persistants et émergents, et ces questions émergentes seront au centre des 15 prochains mois et de la préparation de la Conférence mondiale de l'ONU sur le développement durable organisée à Rio l'année prochaine (…) Le phosphore et les matières plastiques mettent en évidence la nécessité urgente de combler les lacunes scientifiques, mais aussi de catalyser une transition mondiale vers une économie verte efficace, permettant un développement durable et une lutte contre la pauvreté», a indiqué le Directeur du PNUE, Achim Steiner.
Mr Achim Steiner a insisté sur les enjeux de la Conférence de Rio, qui se tiendra du 14 au 16 mai 2012, vingt ans après le Sommet de la terre à Rio, et dix ans après le Sommet mondial du développement durable à Johannesburg.

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